Comment garder son calme en entretien Ces gestes qui vous trahissent en entretien Impossible de dissocier totalement le geste de la parole quand on communique en tête-à-tête avec quelqu'un, car la posture que l'on adopte exprime fatalement notre état d'esprit. Calme ou stressé, confiant ou non, enthousiaste, indifférent… « Toutes les parties de notre personnalité s’expriment à travers nos gestes », confirme Philippe Turchet. Mais mieux vaudrait ne pas trop chercher à les contrôler pour cet expert du langage corporel, inventeur du concept de synergologie dans les années 90.

Comment garder son calme en entretien

 

Ces gestes qui vous trahissent en entretien

 

Impossible de dissocier totalement le geste de la parole quand on communique en tête-à-tête avec quelqu'un, car la posture que l'on adopte exprime fatalement notre état d'esprit. Calme ou stressé, confiant ou non, enthousiaste, indifférent… « Toutes les parties de notre personnalité s’expriment à travers nos gestes », confirme Philippe Turchet. Mais mieux vaudrait ne pas trop chercher à les contrôler pour cet expert du langage corporel, inventeur du concept de synergologie dans les années 90.
 

 

Croiser les bras ou les jambes c’est être fermé : FAUX

 

« On entend trop souvent qu'il ne faut absolument pas croiser ses bras en entretien car c'est un signe de fermeture. Mais c’est faux, assure Philippe Turchet. Il existe de nombreuses manières de croiser les bras, traduisant à chaque fois des sentiments différents. » Cela peut tout aussi bien être le signe d'une écoute attentive ou une marque de respect à l’égard de celui qui s’exprime. Et il en va de même pour les jambes. Car si nombre de « coachs » conseillent de ne surtout pas les croiser face à son interlocuteur, Philippe Turchet refuse lui tout diktat. « Certes, la position générale du corps facilite plus ou moins l’échange, et il est préférable d’être ouvert plutôt que fermé. Mais vous ne pouvez pas tricher avec votre attitude. Il faut véritablement accorder de l'importance à la relation et être le plus souple possible pour que la communication passe. »
 

 

Regarder vers la droite c’est mentir : FAUX

 

Les deux hémisphères du cerveau renvoyant à des savoirs différents, il est communément admis que si l’on cherche ses mots en portant son regard vers la droite c’est que l’on ment, et qu’il faut à tout prix bannir un regard fuyant. Mais là aussi des nuances doivent être apportées. « Dès que l’on a besoin de réfléchir, on détache son regard de son interlocuteur, explique le synergologue. Et s’il y a une fenêtre, il y a de fortes chances pour qu’elle attire notre regard. » S’il faut donc veiller à regarder son interlocuteur dans les yeux, pas question pour autant de vouloir être dans une maîtrise totale de soi car cela ne fonctionne pas et qu’il n’y a de toute façon pas de solution miracle.
 


" C’est en restant centré sur soi que l’on passe à côté de l’entretien"
 


 

Impossible de tricher, nos gestes nous « traduisent »

 

L'important c’est avant tout d'être concentré. « Si c'est le cas, le corps adoptera naturellement de bonnes attitudes. » Philippe Turchet en est convaincu et va même plus loin. Pour lui, rien de pire que de rester enfermé dans une auto-censure qui empêche de rentrer pleinement dans l’entretien. « C’est en restant centré sur soi que l’on passe à côté de l’entretien, assure-t-il, et que notre comportement sonne faux. Il est donc préférable de se mettre à l’écoute de l’autre et de ne surtout pas avoir peur de nos gestes. Ce sont eux qui traduisent toutes les belles parts de notre personnalité. »
 

Ne pas confondre politesse et langage corporel

 

Les recruteurs sont, de plus, loin d’être tous experts en décryptage du langage non-verbal ! Il n’en demeure pas moins que certaines attitudes sont à proscrire en entretien. Sans tenter de maitriser l’incontrôlable - comme la position de ses mains, le besoin de toucher ses cheveux ou de se gratter - il est indispensable de soigner sa tenue. Donner une poignée de main ferme et se présenter poliment, attendre d’être invité à s’assoir pour prendre place, se tenir droit et regarder la personne dans les yeux… Des règles de savoir-vivre, plus qu’une gestuelle trop calibrée, qui seront, elles, inévitablement appréciées d’un recruteur.